| Ballady Brassensa pamiêtam od zawsze, wykonywane w rozmaitych t³umaczeniach. W oryginale maj± wszystko, co stanowi balladê doskona³±: nieco smutku i przewrotno¶ci, subtelno¶æ granicz±ca z dwuznaczn± aluzj±, niekiedy s³owo niezupe³nie cenzuralne, liryzm po³±czony z kpin±, niecodzienny pomys³ na opowiedzenie spraw codziennych, domieszka erotyzmu. Ten dwup³ytowy album wydany przez wytwórniê Philips kupi³em w styczniu 1981 roku w Berlinie Zachodnim i od tego czasu s³ucha³em go bardzo czêsto, zw³aszcza w owe specyficzne lata 1982-86. Teraz tak¿e chêtnie s³ucham nagranych na tych p³ytach ballad i ¿a³ujê, ¿e nie ma w¶ród nich Venus callipyge. |
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Stereo 874 202 PXY + Stereo 874
203 PXY Philips C-72-CX-253, 1980 (2 vinyl LP discs Ø 30 cm) Georges Brassens par excellence!
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Brave Margot |
Venus callipyge* |
Margonton la jeune bergère Trouvant dans l'herbe un petit chat Qui venait de perdre sa mère L'adopta Elle entrouvre sa collerette Et le couche contre son sein C'était tout c'quelle avait pauvrette Comm' coussin Le chat la prenant pour sa mère Se mit à téter tout de go Emue, Margot le laissa faire Brav' Margot Un croquant passant à la ronde Trouvant le tableau peu commun S'en alla le dire à tout l'monde Et le lendemain Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la L'maître d'école et ses potaches Le mair', le bedeau, le bougnat Négligeaient carrément leur tâche Pour voir ça Le facteur d'ordinair' si preste Pour voir ça, n'distribuait plus Les lettres que personne au reste N'aurait lues Pour voir ça, Dieu le leur pardonne Les enfants de cœur au milieu Du Saint Sacrifice abandonnent Le saint lieu Les gendarmes, mêm' mes gendarmes Qui sont par natur' si ballots Se laissaient toucher par les charmes Du joli tableau Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Mais les autr's femmes de la commune Privées d'leurs époux, d'leurs galants Accumulèrent la rancune Patiemment Puis un jour ivres de colère Elles s'armèrent de bâtons Et farouches elles immolèrent Le chaton La bergère après bien des larmes Pour s'consoler prit un mari Et ne dévoila plus ses charmes Que pour lui Le temps passa sur les mémoires On oublia l'évènement Seul des vieux racontent encore A leurs p'tits enfants Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la |
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant N'enlève à vos attraits ce volume étonnant Au temps où les faux culs sont la majorité Gloire à celui qui dit toute la vérité Votre dos perd son nom avec si bonne grâce Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison Que ne suis-je, madame, un poète de race Pour dire à sa louange un immortel blason En le voyant passer, j'en eus la chair de poule Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue Un culte véritable et, quand je perds aux boules En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre Vous devez torturer les gens de votre entour Donner aux couturiers bien du fil à retordre Et vous devez crever votre dame d'atour C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe "C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux!" Ne faites aucun cas des jaloux qui professent Que vous avez placé votre orgueil un peu bas Que vous présumez trop, en somme de vos fesses Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche La brise a fait voler votre robe et qu'on vit Ecrite dans un cœur transpercé d'une flèche Cette expression triviale: "A Julot pour la vie" Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre Faisant la révérence aux souverains anglois Vous êtes, patatras! tombée assise à terre La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables: Voir votre académie, madame, et puis mourir Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant N'enlève à vos attraits ce volume étonnant Au temps où les faux culs sont la majorité Gloire à celui qui dit toute la vérité _______________________ *Tym nielicznym, którzy w szkole nie uczyli siê jêzyka greckiego obja¶niam, ¿e w mowie Homera kallipyge znaczy "piêknozada".
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Chanson pour l'Auvergnat |
Pauvre Martin |
Elle est à toi cette chanson Toi l'Auvergnat qui sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m'as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M'avaient fermé la porte au nez Ce n'était rien qu'un feu de bois Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un feu de joie Toi l'Auvergnat quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'hôtesse qui sans façon M'as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m'ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S'amusaient à me voir jeûner Ce n'était rien qu'un peu de pain Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand festin Toi l'hôtesse quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'étranger qui sans façon D'un air malheureux m'as souri Lorsque les gendarmes m'ont pris Toi qui n'as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmener Ce n'était rien qu'un peu de miel Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand soleil Toi l'étranger quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel |
Avec une bêche à l'épaule, Avec, à la lèvre, un doux chant, Avec, à la lèvre, un doux chant, Avec, à l'âme, un grand courage, Il s'en allait trimer aux champs! Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps! Pour gagner le pain de sa vie, De l'aurore jusqu'au couchant, De l'aurore jusqu'au couchant, Il s'en allait bêcher la terre En tous les lieux, par tous les temps! Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps! Sans laisser voir, sur son visage, Ni l'air jaloux ni l'air méchant, Ni l'air jaloux ni l'air méchant, Il retournait le champ des autres, Toujours bêchant, toujours bêchant! Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps! Et quand la mort lui a fait signe De labourer son dernier champ, De labourer son dernier champ, Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant... Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps! Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant, En faisant vite, en se cachant, Et s'y étendit sans rien dire Pour ne pas déranger les gens... Pauvre Martin, pauvre misère, Dors sous la terre, dors sous le temps! |
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